Lafortune & moi - Portrait de carrière - Entrevue avec Francine Rouyère

Francine Rouyère – correctrice d’épreuves

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Francine Rouyère est une femme hors du temps. Grande voyageuse, Mme Rouyère a corrigé vos mémoires depuis partout dans le monde. Après plus de 177 000 pages relues en 11 années de service, Francine est devenue une alliée et une collègue d’exception pour sa rapidité, sa fiabilité et son travail irréprochable.


Si vous la croisez, vous aurez simplement le goût de vous asseoir au café du coin pour entendre ses aventures et sa vision d’une vie épanouie! Un hommage à cette femme de cœur qui souffle ses 80 bougies.


Bonjour Francine, enfant, quel métier rêviez-vous d’exercer ?

J’avais plusieurs ambitions déjà, mais j’oscillais entre devenir médecin ou chef d’orchestre.


À quel moment, dans votre carrière, êtes-vous devenue travailleuse autonome ?

Après ma retraite, impossible de m’imaginer en dehors de la vie active. Alors que faire? Je suis donc retournée à l’université pour perfectionner ma grammaire et apprendre officiellement la discipline de révision et je suis devenue membre de Réviseurs Canada. Sont arrivés, 1 client, 2 clients, 3, 4 et plusieurs autres clients jusqu’à ce que Lafortune se retrouve sur ma route.


La partie intéressante dans tout ça, c’est qu’étant donné qu’à l’époque, ma fille habitait la Belgique, je pouvais venir la voir avec mon ordinateur sous le bras et continuer à satisfaire mes clients à distance. Et j’étais complètement libre de mes mouvements. Quelle merveille!!


« Je souhaite, chaque jour, que la santé me gratifie encore longtemps parce que je compte bien continuer à travailler jusqu’au bout de mon énergie.»


Comment votre collaboration avec Lafortune a-t-elle commencé ?

Ça, ça été un peu un hasard. Je faisais de la révision depuis quelques années déjà, quand une amie m’a dit que la Maison Lafortune cherchait une personne pour corriger leurs documents. Sachant que c’était une entreprise familiale, milieu que je respecte beaucoup, je suis donc allée les rencontrer. Ils m’ont fait passer un test de français que j’ai dû réussir à leur satisfaction puisque dès le lendemain, ils m’envoyaient des documents à corriger et que je n’ai pas cessé depuis. On était en 2009.


Comment se déroule votre collaboration avec nos agents(es) juridiques? Et que préférez-vous ? Les agents(es) juridiques m’envoient leurs documents et me donnent une échéance que je dois respecter. Par exemple, une agente juridique m’envoie son document à 16 h et me dit en avoir besoin pour le lendemain matin à 8 h 30. Entre-temps, d’autres documents me sont arrivés et doivent aussi être terminés pour le lendemain matin. Je divise donc le travail.


Je me lie facilement avec tous et toutes et j’établis une relation agréable, quoique virtuelle : je leur demande des détails sur eux/elles; ont-ils des enfants, peuvent-ils m’envoyer des photos, bref je me sens en contact direct avec tout ce beau petit monde.


On m’a dit que vous êtes une femme aux multiples passions, quelles sont-elles ?

D’abord la musique, c’est la plus grande et j’en ai tellement fait dans ma vie. Et ensuite, les langues : le français, l’anglais, l’espagnol maintenant, et la langue des signes. J’adore lire, j’adore cuisiner et recevoir des amis, j’adore la décoration, ma petite maison est très jolie. Je suis une fanatique de concerts et d’opéra et, bien sûr, je consacre pas mal de temps à mes petits enfants qui sont grands maintenant.


« Ce métier me tient en contact avec le monde des affaires, mais surtout avec de beaux petits jeunes qui sont tous très sympathiques. »


Vous conjuguez régulièrement voyage & travail à distance, quels sont les plus beaux endroits que vous avez visités ?

Mon tout premier voyage s’est fait au Mexique quand j’avais 20 ans. C’est là que j’ai attrapé quelques mots et expressions espagnols. Ensuite, je me suis mariée avec un Français, alors j’ai eu très souvent l’occasion d’aller en France pour voir la famille, dans différentes régions. Plus tard, ma fille s’est établie en Belgique. Donc j’ai eu plus d’une fois l’occasion de goûter aux moules frites (entre autres) et d’admirer la grande place de Bruxelles.

Et puis, l’Espagne que j’ai presque adoptée maintenant. C’est devenu pour ainsi dire, mon chalet d’été puisque j’y vais tous les deux ans. Quand je suis en Europe, les distances entre les pays sont si petites que j’en profite pour me promener. J’ai vu Salzbourg, Vienne, Prague, le Portugal, le Maroc.


À 80 ans, toujours aussi fidèle au poste, comment voyez-vous votre avenir professionnel ?

Je souhaite chaque jour que la santé me gratifie encore longtemps parce que je compte bien continuer à travailler jusqu’au bout de mon énergie.


En rétrospective, qu’est-ce que votre métier vous apporte de plus cher à vos yeux ?

Comme je le dis souvent, c’est pendant la fin de semaine que j’apprécie le plus faire ce travail parce que ça me permet de passer de longues heures à fignoler un texte. Et plus il est compliqué, plus je m’amuse. Ce métier me tient en contact avec le monde des affaires, mais surtout avec de beaux petits jeunes qui sont tous très sympathiques.